Partager l'article ! Deuxieme etape du voyage : Katherine Gorge et le Nitmiluk National Park!: Quittant le Kakadu, nous nous sommes donc dirigés vers la deuxiè ...
Quittant le Kakadu, nous nous sommes donc dirigés vers la deuxième partie de notre aventure, les Katherine Gorges!! Ce sont, comme leur nom l’indique, des gorges, superbes, ou l’on peut faire des croisières, du canoë, des randos... Elles se situent dans le Nitmiluk National Park, Nitmiluk étant un mot aborigène signifiant l’endroit des cigales (car les cigales font NitNitNit). Ce parc, d’une superficie de 2 921 km2 et qui a été créé en 1989, appartient à la tribu aborigène des Jawoyns, à qui ces terres ont été restituées à la fin des années 70. Le parc est géré par le service des parcs en collaboration avec les aborigènes, à qui tout l’argent revient.
Katherine Gorge est composée de 13 gorges, séparées par des rapides. A la saison sèche, l’eau est très calme et les rapides sont presque à sec. On peut cependant deviner la violence du courant pendant la saison humide, grâce aux arbres presque horizontaux qui poussent au milieu de la rivière.
A l’opposé du parc, se trouve les Edith Falls, chutes d’eau très réputées pr leur paysage et leur baignade. Etant donné qu’elles étaient sur notre chemin pour
Katherine ou nous passions la nuit avant d’aller au Parc, nous y avons fait un tour, et n’avons pas été déçus !
Apres une très charmante ballade au milieu du bush, on arrive à un super point de vue sur les chutes, ce qui donne un avant gout de la
baignade !
Je ne me suis pas baignée, mais papa si bien sur !
Enfin, après cette pause agréable après une journée sur la route, nous sommes arrivés à Katherine. Katherine, ville de 6500 habitants située à 320 km au sud-est de Darwin, est la seule « grosse ville » entre Darwin (117 400 habitants) et Alice Springs (26 500 habitants), distantes de … 1480 km ! Et oui, le Territoire du Nord n’est vraiment pas très habité… D’ailleurs lors de nos pérégrinations en voiture ou en bus, nous n’avons pas une seule fois croisé de villes, en dehors de celles dans lesquelles on s’est arrêtés... Entre elles, des parcs nationaux, des stations d’élevage (la plus grande d’Australie, en Australie-Occidentale, fait la taille de la Belgique.. !), et quelques rares station-services, qui font également par conséquent office de camping.
Bref, nous voila arrivés à Katherine, qui, en un mot comme en cent, est glauque. Elle fait sale, et les rues sont remplies d’aborigènes qui trainent, ce qui n’est pas très rassurant à la nuit tombée, il faut l’avouer. D’ailleurs le soir on a l’impression qu’il y a une sorte de couvre-feu, les rues sont vides de tt blanc... Pour nous conforter dans l’impression d’insalubrité, l’auberge de jeunesse que j’avais réservée n’était pas géniale du tt, à la limite du propre. Du coup quand papa, qui avait déjà de sérieux préjugés sur les auberges a son âge, s’est retrouvé dans un dortoir puant la clope froide et jonchée de déchets, il a voulu aller dormir au camping d’à coté. Comme il n’y avait pas trouvé de place et menaçait de dormir dans la voiture, j’ai obtenu qu’on soit placés ensemble dans un dortoir mixte, qui était tout aussi bordélique mais au moins ne puait pas !
En fait, un des problèmes de certains backpackers est le manque de logements pour les jeunes avec un visa vacances-travail, qui arrivent dans les villes pour travailler 2 ou 3 mois avant de repartir. Ne restant pas longtemps, ils ont beaucoup de mal à se loger, et finissent par rester dans les backpackers, s’appropriant les chambres, qui sont donc très bordéliques. Ca arrive souvent en Australie, mais là à Katherine ca semblait vraiment exacerbé, puisque j’ai l’impression qu’on était les seuls à ne faire que passer ! Du coup on a annulé notre deuxième nuit et on a réservé des chambres dans un hôtel !
Le lendemain, on a rendu la voiture, et on a pris le bus pour le Nitmiluk National Park, pour y rester 4 jours !
Pour ce premier jour, étant arrivés tard et ayant installé le camping, il nous restait deux heures avant le coucher du soleil (j’ai oublié de préciser mais au Nord, comme c’est l’hiver, le soleil
se couche vers 18h30... Ce à quoi on a eu du mal à s’habituer, parce que le temps était estival, et avec un temps comme ca on est habitués à avoir du jour jusqu'à 21h minimum !), donc nous
en avons profité pour faire une courte ballade, de deux heures, menant à un point de vue sur la 1ere gorge. Ca nous a donné un avant-gout, avant nos deux jours de canoë !
En rentrant au camping, on a eu l’heureuse surprise de découvrir qu’ à la nuit tombée, celui-ci était envahi de kangourous ! On en a bien
profité !
Ensuite on a passé la soirée en compagnie de nos voisins de camping, Maxwell et je-ne-sais-plus-son-nom (sa compagne), charmants australiens d’Adelaïde, très
intéressants de surcroit. Je tiens ici à préciser que papa m’a impressionnée en s’améliorant chaque jour en anglais : au bout d’une semaine a peine il arrivait déjà à entretenir des petites
conversations !
Le lendemain, départ en canoë !! Au départ, nous avons été prévenus qu’il nous faudrait porter le canoë dans les rapides, car en effet, ce n’est pas comme en
France ou on vous dépose en haut de la rivière et on vous récupère en bas, là il fallait faire le chemin dans les deux sens, et donc… remonter les rapides ! Et bien sur, comme ils sont
sympas, les canoës pèsent une tonne! Et puis comme on passait la nuit dans les gorges, on avait pleins d’affaires, en particulier tente, sacs de couchage, nourriture... Et un seul minuscule bidon
étanche, le même que pour ceux qui ne restent qu’une demi journée ! Enfin, voyons les choses du bon coté, ca a ajouté du piment !
Nous sommes donc partis, guillerets, dans le beau soleil matinal, et nous avons ramé joyeusement jusqu'à la première gorge. La fille de l’accueil nous avait dit
qu’il y avait des chemins sur le coté des rapides, pr pouvoir porter facilement le canoë. Or je pense qu’elle n’a jms essayé de le faire elle-même, car leurs canoës sont tellement lourds que
c’est physiquement impossible de les porter ! Nous avons donc décidé de remonter les rapides dans les rapides, au risque de glisser sur les roches. Pour cette première gorge nous nous sommes
entraidés avec un petit couple qui y arrivait par chance en même tps que nous, et c’était très drôle bien que difficile !
Pour les rapides d’après, nous avions tout un système, ou je transportais d’abord certaines affaires comme les sacs de couchage de l’autre coté des rapides, pendant
que papa commençait à les remonter, et ensuite je venais l’aider à pousser et tirer le canoë. C’était dur et papa est tombé plusieurs fois, mais à la fin on était fiers de nous !! On a
réussi à aller jusqu'à la 6eme gorge quand même, ce qui n’est pas trop mal en 1 journée !
Entre-temps, on a bien profite des gorges qui sont magnifiques, grandioses!!
On s'est aussi arrêtés sur une charmante plage pour déjeuner, mais pas n’importe laquelle car dans les 2 premières gorges la plupart des plages sont interdites car
ce sont les lieux de ponte des crocodiles. Et oui, nous avons fait du canoë dans un endroit INFESTE de crocodiles ! Bon, en réalité on n’en a pas vu un seul, et apparemment ils les attrapent
pour les mettre a des endroits non fréquentés, mais un type m’a dit qu’il en avait vu 2 gros le jour ou on était la, donc c’est peut-être seulement qu’on ne savait pas ou regarder. De tte façon
ce sont des freshies, donc il n’y avait aucun danger, ils ont peur des humains et s’en cachent.
Le soir, enfin, nous sommes arrivés à notre camping, qui n’était autre qu’une plage au milieu de la 5eme gorge, endroit splendide et qui plus est presque désert, car peu de gens arrivent jusque
là. Nous n’étions donc que 6, et il ne faisait pas froid, donc nous en avons profité pour dormir à la belle étoile. Je vous laisse imaginer le ciel dans cet endroit sans lumière artificielle
aucune, c’était incroyable !!
Le lendemain, c’était reparti pour un tour, car il nous a fallu retraverser les rapides pour rentrer. C’était plus facile dans ce sens, car c’était la descente,
mais on ne pouvait toujours pas les franchir dans le canoë. Et d’ailleurs c’était trompeur, ca on avait l’impression que c’était plus facile, mais en fait le canoë partait tout seul. Une fois il
s’est même retourné, sous l’œil goguenard des passagers de deux bateaux qui passaient à ce moment là, et qui nous ont observés avec attention, papa essayant de redresser le canoë, et moi nageant
au milieu d’un grand lac pr récupérer les sacs de couchage (trempés bien sur) et les pagaies. Nous avons donc après fait une escale bien méritée dans une petite gorge perpendiculaire, au fond de
laquelle il y avait un trou d’eau et une cascade. Nous en avons profité pour faire sécher les affaires, et grâce au perpétuel temps magnifique, tout a séché en moins de deux !
On s'est aussi arretés sur une petite plage pour dejeuner, et j'en ai profité pr faire la sieste au soleil, pendant que papa traversait la riviere a la
nage.
Ensuite on a fait très très attention comme vous pouvez l’imaginer ! On est finalement bien rentrés au camping, ou on s’est reposés après cet effort physique
intense !
Nous nous sommes même offert le luxe de manger au restaurant du centre d’information, dans un bâtiment très beau et bien intégré dans le paysage (ce qui est important n’est-ce pas, dans un milieu
reste si naturel !)
Le lendemain, dernier jour dans le parc, nous avons fait une randonnée de 12 km, qui menait, par le plateau surplombant les gorges, à une autre gorge
perpendiculaire qui arrivait dans les gorges et nous ont donc permis de nous baigner ! D’ailleurs j’ai honte parce que l’endroit même ou on s’est baignés est un endroit sacré pour les
aborigènes, l’endroit supposé ou le serpent arc-en-ciel, qui a créé la gorge, dort, pcq c’est l’endroit des gorges le plus profond (30m). Cela dit, s’ils autorisent les gens à y faire du canoë,
je ne pense pas qu’ils voient un inconvénient à ce que les gens se baignent...
On s'est rattrapes en nourrissant des poissons et des tortues avec notre pain moisi, et ils semblaient ravis!
On a eu tres chaud au retour de cette ballade, et pour cause..!
Retour enfin à Katherine, dans l’hôtel réservé avant de partir, qui était tout a fait agréable et nous a permis de nous faire des saucisses au BBQ, tout en discutant avec des australiens très
sympas venus deux semaines à Katherine pour travailler dans les mines (au niveau de l’électricité je crois).
Et après ce repos tres apprecié dans des lits confortables, nous avons le lendemain pris un bus pour Kununurra, dans l’Australie occidentale, ce qui fera l’objet d’un nouvel article très
prochainement !
Very good !!!!! No worries, how do you d'oing, mate !
PNA